09 novembre 2006
RETOUR DE PAUL À ABBEY ROAD (documentaire)
À propos du documentaire Retour à Abbey Road de Paul Mac Cartney,(Chaos and Creation) diffusé sur ARTE le 2/11/06 quelques remarques:
— Paul est très bien, pas trop vendeur, assez modeste. Il ne fait pas trop le jeune, en se permettant tout de même quelques petites goguenardises. Une image différente que celle, souvent fatigué, que les média nous montre, en France.
— Il explique comment "20 Flight Rock" d'A-Eddy Cochran, qu'il jouait bien lui a permis "d'intégrer" les Beatles… Et aussi sa surprise, son honneur, sa stupéfaction lorsque G. Martin lui a donné le lead vocal de "Love Me do" à la place de John. Dans ces 2 explications, il pouvait tout à fait revendiquer la création des Beatles et utiliser le changement de chanteur comme évident et pertinent pour se faire mousser à moindre frais. Mais Non pas du tout. De nos jours, c'est pas mal.
— Lorsqu'il joue Strawberry Field au melotron, rien qu'avec 3 doigts, c'est difficile de ne pas être ému.
— Idem pour Blackbird, tiré du principe d'une fugue de Bach (qui a aussi donnée Bourree de Jethro Tull)
— Lady Madonna, façon The Long And Widing Road n'est pas très convainquant.
En tout cas un document à ne pas rater.
L.L.
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19 juin 2006
COMPTE-RENDU par Vincent Arache
18 juin 2006 / 11h30 sur le Champs de Mars. Chaud le soleil, au chaud les touristes en short qui se tordent le cou pour admirer la tour Eiffel. ça prend des photos, ça fait clic, ça fait clac, en avant les petits numériques et les téléphones portables, des gamins rigolent en faisant un tour sur le dos de petits ânes à l’air triste.
Et puis il y a ce type : lunettes noires, chemise blanche , pantalon à rayures très " swinging london " (choubidouwha), planté près d’un petit fanion rouge un peu ridicule sur lequel on peut lire " W64 "
Un peu timide je reste sur le bord de l’allée, je suis le premier , pas un chat, pas un tondu, pas un pelé. J’attends.
Un couple de quadras arrive avec leur petite fille. Ils vont direct aux infos auprès du cinglé qui est toujours là sous le cagnard, je les suis et me sens moins seul.
Oui, oui, c’est bien là que ça se passe, salut, bienvenue, on se sert la main.
Deux nanas journalistes à ITV déboulent avec tout le matos, magnéto, caméra et le petit carnet pour prendre des notes. Elles font leur petit boulot de questions et " Pantalon rayé " s’anime expliquant son truc tout simplement sans en faire des caisses, ça me le rend tout de suite plutôt sympathique, il insiste sur le côté à la fois magique et à la fois banal de l’ évènement.
Ben oui parce que c’est ça le truc, l’événement ou le non événement, le miracle ou la banalité, qui change tout ou qui ne change rien, à la fois tellement simple que ça en devient étrange et presque pas naturel. Parce que, une date, que tu le veuilles ou non, finit toujours par arriver.
" Pantalon rayé " mouline avec ses bras, un rien passionné " Tu comprends, c’est comme quand tu files un rendez-vous dans dix ans. " Il essaie de banaliser un peu allant jusqu’à dire qu’ il n’est pas un grand fan mais que c’est sympa de marquer le coup, je pense qu’il est plus fan et plus allumé qu’il ne veut bien le dire.
Ça y est, les gens arrivent , il y a de tout, des jeunes, des vieux, des couples avec gamins, des couples sans gamins, des pèlos, des bitos, des bon-chic bon-genre, des passe-partout, des discrets, des qui se font remarquer,
de tout quoi…
TF1 déboule, suivit de près par les gars de la " 2 ".
Il a tout prévu "swinging pantalon", hop il nous sort un petit mégaphone pour que tout le monde entende et explique comment tout ça va se dérouler :
- On écoute la chanson "When i’m sixty four" et puis après on verra … On peut chanter, discuter puis casser la croûte pourquoi pas -
C’est ça qui est sympa dans cette petite cérémonie, c’est tout con, c’est tout simple, pas de prise de tête.
Plus que quinze secondes, un gars qui s’est porté volontaire tient à bout de bras un lecteur de k7 et "swinging" colle son mégaphone devant. Il nous a avoué quelques minutes auparavant qu’il aurait préféré un bon vieux " Grundig " des années "60" mais bon , pas grave, clin d’oeil, tout le monde se marre. Clic c’est partit.
Tout le monde écoute religieusement . C’est là que j’aurais bien aimé savoir ce qu’il y avait dans la tête de chacun parce que cette chanson est vraiment magique, elle m’a toujours transporté. Sous son côté vieillot et suranné j’ai toujours eu l’impression qu’ il se cachait un secret, un truc sur lequel je n’arrive pas à mettre de mots. J’ai la gorge un peu serrée et j’aurais pas cru ça.
Applaudissements. On distribue quelques photocopies des paroles et tout le monde chante accompagné par un gars qui a pensé a amener sa guitare mais qui a un mal fou car personne n’est dans le tempo, ça part dans tous les sens mais c’est bien rigolo.
" Pantalon swingant " fait un petit speech de remerciements à Paul, aux Beatles, et à tous les autres, sa voix s’étrangle un peu, émotion, j’ai la gorge qui se serre encore. Si ça continu, je sors les kleenex.
Chacun y va de son petit mot, il y cette vieille américaine qu a assisté au premier des concerts des Beatles au états unis, on applaudit, le guitariste qui nous raconte sa collection de disques, ce type à côté de moi a vu les quatre Fabs au Palais des sports (65) et les deux petites filles rigolotes qui sont devenues fans parce que leur papa écoutait tout le temps les Beatles et qu’elles ont vu l’expo Lennon à la Villette.
Voilà je vais partir, je serre la main de "pantalon magique" en lui disant merci, quoi faire de plus ?
J’aurais pu rester un peu plus mais je dois filer " fête des pères oblige" mes gamins m’attendent et même si ils ont passé l’age de ces conneries, je ne peux pas louper ça .
La dernière image que j’ai de ce moment une peu en dehors du temps, c’est le visage de cette jolie dame entre cinquante et soixante ans dont les yeux se remplissent de larmes alors qu’elle répond aux questions des journalistes. Je lui aurais bien fait deux gros baisers sur chaque joue.
Promesse en l’air (peut être peut être pas) , mon prochain tableau sera sur le thème de cette journée, je l’ai déjà dans la tête, le pantalon rayé , la tour Eiffel et le mégaphone.
Un déjeuner dans le jardin, des "bonne fête papa", un petit paquet posé dans l’assiette (impossible de dissimuler la forme d’un CD dans un paquet cadeau). J’ ouvre … il y des trucs comme ça , c’est magique et banal à la fois. J’ouvre, C’est le dernier disque de Paul Mc Cartney.
Salut et merci / Vincent
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17 juin 2006
RENDEZ-VOUS DIMANCHE 18 JUIN à 11h30
Le rendez-vous de dimanche 18 est au Champ de Mars, en plein milieu (à la croix en rouge) À 11h30
Écoute solennelle de "When I'm 64" à midi pile. + + / Amenez votre pique-nique.![]()
17:32 Publié dans Accueil | Lien permanent | Envoyer cette note
16 juin 2006
Scoop ROLLING-STONES
Suite à l'Appel W64, un bruit court que des fans des Stones organisent une contre-manifestation, à midi aussi, dimanche 18, à la Bastille (marche de l'Opéra). Où certains devraient jouer Satistaction ou Sympaty for the devil ouuuh, ouuuh. Qui a des infos là-dessus ?
13:37 Publié dans Accueil | Lien permanent | Envoyer cette note
13 juin 2006
ENVOYEZ UNE CARTE POSTALE À PAUL
Suivez la consigne : dès à présent, envoyez une carte postale de bon-annivesaire à Paul Mc Cartney. Chez son agent, à Londres.
(Et envoyez nous une photo de vous avec la carte)
Attention : top départ !
Mr Paul Mac Cartney,
The Outside Organisation
Butler House
177-178 Tottenham Court Road
London WIT 7NY
Peut-être vous répondra-t-il ?
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31 mai 2006
Non à la nostalgie
Il faut savoir se garder de la nostalgie. Nous avons affaire ici à un rendez-vous. Comme le tricentenaire de Mozart. Il serait idiot d'être nostalgique de Mozart, aujourd'hui. Néanmoins, ce n'est pas inutile d'honorer ce rendez-vous. Pour soi-même peut-être. Après tout, nous ne sommes pas mort, ce n'est déjà pas si mal.
Ne pas regreter le passé, l'avoir peut-être en leçon. Lui rendre hommage. Et le saluer d'un coup de chapeau.
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26 mai 2006
Symbole, rituel et échéance
Il va sans dire que c'est l'anniversaire de la chanson, son échéance que nous fétons à travers l'anniversaire de Paul. C'est ainsi "l'anniversaire" des Beatles. Et aussi un anniversaire pour Ringo. Et pour John, pour Georges. Sans oublier Gerges Martin.
Le rendez-vous a été pris il y a quarante ans.
Nous sommes là.
Nous répondons présent.
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