07 septembre 2006

Ma Bio beatles-istique

Je ne suis pas un inconditionnel des Beatles. Sauf que les Beatles sont arrivés à un tel niveau de quasi perfection, que je n'ai jamais pu poser quelque condition quant à ma subjugation par eux.

J'ai connu les Beatles dès les premiers temps à la radio et TV, mais surtout parce que ma sœur ainée a acheté le premier album / J'ai vu Hard Day's Night à sa sortie en province / Mon premier album à moi, a été Revolver, a sa sortie / Lorsqu'est sorti All You Need Is love, je me suis dis "comment ont-il fait pour faire ça?" / J'ai découvert St Pepper fin août 67 : je me suis esquiver pendant quinze jours pour l'écouter en lisant et chantant les paroles / J'ai acheté la partition de Lady Madonna / En 68, je me suis inscrit au fan club des Beatles à Liverpool (qui m'a renvoyé vers le français) / Lorsque j'ai acheté le double blanc, il y avait 2 fois le même disque (galette Birthday) une erreur du pressage français / J'ai suivi aussi les 2 premiers albums de Mac Cartney et Lennon, et puis, je suis passé à autre chose / J'étais à New-York lorsque John Lennon a été assassiné. Le lendemain je suis allé au Dakota Building. Il y avait 200 personnes environ sur le trottoir. On chantait "Ticket To Ride".

J'ai cru pendant un temps que les Beatles était le début d'une montagne. J'ignorais que c'en fut le sommet.

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19 juin 2006

COMPTE-RENDU par Vincent Arache

18 juin 2006 / 11h30 sur le Champs de Mars. Chaud le soleil, au chaud les touristes en short qui se tordent le cou pour admirer la tour Eiffel. ça prend des photos, ça fait clic, ça fait clac, en avant les petits numériques et les téléphones portables, des gamins rigolent en faisant un tour sur le dos de petits ânes à l’air triste.

Et puis il y a ce type : lunettes noires, chemise blanche , pantalon à rayures très " swinging london " (choubidouwha), planté près d’un petit fanion rouge un peu ridicule sur lequel on peut lire " W64 "
Un peu timide je reste sur le bord de l’allée, je suis le premier , pas un chat, pas un tondu, pas un pelé. J’attends.

Un couple de quadras arrive avec leur petite fille. Ils vont direct aux infos auprès du cinglé qui est toujours là sous le cagnard, je les suis et me sens moins seul.
Oui, oui, c’est bien là que ça se passe, salut, bienvenue, on se sert la main.

Deux nanas journalistes à ITV déboulent avec tout le matos, magnéto, caméra et le petit carnet pour prendre des notes. Elles font leur petit boulot de questions et " Pantalon rayé " s’anime expliquant son truc tout simplement sans en faire des caisses, ça me le rend tout de suite plutôt sympathique, il insiste sur le côté à la fois magique et à la fois banal de l’ évènement.

Ben oui parce que c’est ça le truc, l’événement ou le non événement, le miracle ou la banalité, qui change tout ou qui ne change rien, à la fois tellement simple que ça en devient étrange et presque pas naturel. Parce que, une date, que tu le veuilles ou non, finit toujours par arriver.
" Pantalon rayé " mouline avec ses bras, un rien passionné " Tu comprends, c’est comme quand tu files un rendez-vous dans dix ans. " Il essaie de banaliser un peu allant jusqu’à dire qu’ il n’est pas un grand fan mais que c’est sympa de marquer le coup, je pense qu’il est plus fan et plus allumé qu’il ne veut bien le dire.

Ça y est, les gens arrivent , il y a de tout, des jeunes, des vieux, des couples avec gamins, des couples sans gamins, des pèlos, des bitos, des bon-chic bon-genre, des passe-partout, des discrets, des qui se font remarquer,
de tout quoi…

TF1 déboule, suivit de près par les gars de la " 2 ".

Il a tout prévu "swinging pantalon", hop il nous sort un petit mégaphone pour que tout le monde entende et explique comment tout ça va se dérouler :

- On écoute la chanson "When i’m sixty four" et puis après on verra … On peut chanter, discuter puis casser la croûte pourquoi pas -

C’est ça qui est sympa dans cette petite cérémonie, c’est tout con, c’est tout simple, pas de prise de tête.

Plus que quinze secondes, un gars qui s’est porté volontaire tient à bout de bras un lecteur de k7 et "swinging" colle son mégaphone devant. Il nous a avoué quelques minutes auparavant qu’il aurait préféré un bon vieux " Grundig " des années "60" mais bon , pas grave, clin d’oeil, tout le monde se marre. Clic c’est partit.

Tout le monde écoute religieusement . C’est là que j’aurais bien aimé savoir ce qu’il y avait dans la tête de chacun parce que cette chanson est vraiment magique, elle m’a toujours transporté. Sous son côté vieillot et suranné j’ai toujours eu l’impression qu’ il se cachait un secret, un truc sur lequel je n’arrive pas à mettre de mots. J’ai la gorge un peu serrée et j’aurais pas cru ça.

Applaudissements. On distribue quelques photocopies des paroles et tout le monde chante accompagné par un gars qui a pensé a amener sa guitare mais qui a un mal fou car personne n’est dans le tempo, ça part dans tous les sens mais c’est bien rigolo.

" Pantalon swingant " fait un petit speech de remerciements à Paul, aux Beatles, et à tous les autres, sa voix s’étrangle un peu, émotion, j’ai la gorge qui se serre encore. Si ça continu, je sors les kleenex.

Chacun y va de son petit mot, il y cette vieille américaine qu a assisté au premier des concerts des Beatles au états unis, on applaudit, le guitariste qui nous raconte sa collection de disques, ce type à côté de moi a vu les quatre Fabs au Palais des sports (65) et les deux petites filles rigolotes qui sont devenues fans parce que leur papa écoutait tout le temps les Beatles et qu’elles ont vu l’expo Lennon à la Villette.

Voilà je vais partir, je serre la main de "pantalon magique" en lui disant merci, quoi faire de plus ?

J’aurais pu rester un peu plus mais je dois filer " fête des pères oblige" mes gamins m’attendent et même si ils ont passé l’age de ces conneries, je ne peux pas louper ça .

La dernière image que j’ai de ce moment une peu en dehors du temps, c’est le visage de cette jolie dame entre cinquante et soixante ans dont les yeux se remplissent de larmes alors qu’elle répond aux questions des journalistes. Je lui aurais bien fait deux gros baisers sur chaque joue.

Promesse en l’air (peut être peut être pas) , mon prochain tableau sera sur le thème de cette journée, je l’ai déjà dans la tête, le pantalon rayé , la tour Eiffel et le mégaphone.

Un déjeuner dans le jardin, des "bonne fête papa", un petit paquet posé dans l’assiette (impossible de dissimuler la forme d’un CD dans un paquet cadeau). J’ ouvre … il y des trucs comme ça , c’est magique et banal à la fois. J’ouvre, C’est le dernier disque de Paul Mc Cartney.
Salut et merci / Vincent


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17 juin 2006

RENDEZ-VOUS DIMANCHE 18 JUIN à 11h30

Le rendez-vous de dimanche 18 est au Champ de Mars, en plein milieu (à la croix en rouge) À 11h30
Écoute solennelle de "When I'm 64" à midi pile. + + / Amenez votre pique-nique.medium_Tour_W64_.jpg

17:32 Publié dans Accueil | Lien permanent | Envoyer cette note

16 juin 2006

Scoop ROLLING-STONES

Suite à l'Appel W64, un bruit court que des fans des Stones organisent une contre-manifestation, à midi aussi, dimanche 18, à la Bastille (marche de l'Opéra). Où certains devraient jouer Satistaction ou Sympaty for the devil ouuuh, ouuuh. Qui a des infos là-dessus ?

13:37 Publié dans Accueil | Lien permanent | Envoyer cette note

14 juin 2006

LES 2 INTERPRETATIONS DE W64

Il y a 2 interpretations de When I'm Sixty Four. Cela pour l'auditeur.
1) Une fiction : une chanson bonhomme. Un type, tel Walace et Grommit, se projette en se voyant pèpère. Drole parce que loin de la superbe des chanteurs internationnaux. Et à l'opposé du modèle jeune des années 60. Les allusions à la vieillesse se sont pas si nombreux dans la pop.

2) une réalité : celui qui chante ici, Paul assurément, célèbre Beatles, vedette internationnale, est en train de déclarer sa passion à l'être aimé (à travers le disque ou les ondes ?). Pour sa passion amoureuse, il va jusqu'à se rabaisser jusqu'à terre au rang de la plus ordinaire des personnes, un petit vieux, lègèrement bourgeois. "Pour toi, un jour j'abandonnerai tout. Et serait quasiment un petit chien pas dérangeant." Mais il se place aussi là, si sage, en enfant. Et demande s'il lui conviendra encore, donc si elle s'occupera encore un peu de lui.

VOICI LA CHANSON


podcast


Voici la chanson.
Le 18 juin, si vous êtes seul, prenez quelque minutes, à midi pile, écoutez-là. Dites vous au moins que nous sommes des milliers à faire de même. Au plus, notez tout le charme de cette chanson.

13 juin 2006

ENVOYEZ UNE CARTE POSTALE À PAUL

Suivez la consigne : dès à présent, envoyez une carte postale de bon-annivesaire à Paul Mc Cartney. Chez son agent, à Londres.
(Et envoyez nous une photo de vous avec la carte)
Attention : top départ !

Mr Paul Mac Cartney,
The Outside Organisation
Butler House
177-178 Tottenham Court Road
London WIT 7NY

Peut-être vous répondra-t-il ?

17:25 Publié dans Accueil | Lien permanent | Envoyer cette note

09 juin 2006

Merci Geoffroy

Bonjour, je trouve votre idée géniale et pas moins de 2500 personnes de mon école viennent d'en être informées par mail !!
Bon courage / Geoffroy

08 juin 2006

l'Appel W64 en turc

ci-joint, l'appel en Turc.

href="http://appelw64.blogspirit.com/files/L’Appel_W6...

06 juin 2006

Apparition de "When I'm 64" en France (1)

When I'm Sixty-Four fut la première chanson de St Pepper's, programmée par les radios pendant des semaines. Sans doute, la plus facile confer au climat "variété-française" qui nivelle toujours par le plus trivial, le moins subversif. Nous sortions "d'All You Need Is love" qui fut une grande giffle, très loin de Jo Dassin. Paul avait ici-bas, bonne réputation depuis Michèle et Yesterday. Nous découvrîmes donc W64 de bon cœur d'autant plus que la voix de Paul est à son sommet. Et puis comme des innocents, après Revolver qui était déjà énorme, nous allâmes voir le reste de l'album un peu plus près. Qu'est-ce qu'il y a d'autre ? Et là, nous prîmes une tarte comme jamais. Ce fut dingue ! La bible 2.